Brexit – référendum : Le Royaume-Uni dit «no» à l’Union Européenne

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Avec 51.9% de « Non » contre 48% de « Oui », les électeurs du Royaume-Uni ont choisi de ne plus être membres de l’Union européenne.

Avec un taux de participation de plus de 72%, soit environ 17 millions de britanniques, l’Angleterre, qui bénéficiait déjà d’un certain nombre d’exceptions avantageuses; et qui n’était déjà ni dans la zone euro ni dans l’espace Schengen, clarifie un peu plus sa position. Ce résultat historique provoque un séisme politique en Grande Bretagne comme en témoigne l’annonce de la démission du Premier ministre, David Cameron.

Au-delà des arguments populistes des eurosceptiques et des nationalistes partisans du Brexit, le rejet d’une Europe jugée technocratique, bureaucratique; et l’absence criante d’un projet européen commun ont fortement pesé dans le scrutin. Le choix anglais révèle l’essoufflement d’une symbolique européenne qui a bien vieilli depuis la Seconde Guerre mondiale.

Sur le plan économique, bien qu’il soit trop tôt pour parler de véritable crise financière, la surprise des investisseurs se mesure à la chute de la Livre et des bourses européennes (– 4% à Londres et -8% à Paris). La BCE et la banque d’Angleterre se disent déjà engagées pour faire face à cette volatilité et prévenir toute contagion systémique. Par ailleurs, la question du budget de l’Europe auquel contribuait le Royaume-Uni se pose maintenant avec acuité.

La sortie ou le maintien de la France dans l’Europe dans le cadre actuel du traité de Lisbonne seront au centre des débats de la prochaine campagne présidentielle. D’une manière générale, la question d’une nouvelle réforme des politiques migratoires et économiques de l’Europe s’impose à tous les pays de la zone.

Bob Konrad-Schuman (Creoleways)

Que change concrètement le « Brexit » pour le Royaume-Uni et pour l’Europe ? Pour aller plus loin, un intéressant article des « Décodeurs » sur le site lemonde.fr est disponible ICI.