Journée de la femme : l’UFM souhaite un 8 mars participatif

Pour un 8 mars participatif, multiple, solidaire, ancré dans nos réalités !

par l’Union des Femmes de Martinique

Partout dans le monde, les organisations féministes et démocratiques se battent pour que les gouvernements s’engagent à franchir le pas pour accélérer le mouvement vers l’égalité entre les femmes et les hommes, pour que les sociétés changent.

En Martinique, le 8 mars, est important à marquer avec détermination dans notre société encore bien inégalitaire : chômage, temps partiel, emplois précaires, bas salaires, accès aux responsabilités, à une vie sociale, partage des tâches ménagères et familiales, éducation, politiques menées, stéréotypes, violences sexistes … la liste du hit-parade des inégalités pour les femmes est toujours aussi longue malgré des lois.

C’est la preuve que c’est l’action conjuguée de toutes et de tous qui permettra de faire avancer les mentalités et que les femmes et les hommes soient égaux dans toutes leurs caractéristiques.

C’est pourquoi l’UFM a décidé de faire de cette journée un 8 mars participatif, multiple, solidaire, ancré dans nos réalités.

Plus que jamais, unissons-nous pour balayer les inégalités socio-économiques significatives persistant entre les femmes et les hommes sous toutes les formes, dans tous les lieux : dans les quartiers, au travail, dans l’espace public, à la maison, dans les politiques locales …

« KONFYANS NOU SE FOS NOU, ACTRICES DANS NOS VIES !

L’Union des Femmes de Martinique axe sa campagne 2016 sur la confiance en soi à travers son slogan. Développer, renforcer son estime de soi est le mot d’ordre de toutes les actions à mener sous de multiples formes.
C’est avec notre confiance en nous, notre capacité à faire évoluer notre société, en remodelant nos mentalités d’aujourd’hui, que nous préparons celles des futures générations.
A travers l’empowerment*, femmes développons notre autonomie individuelle, mais aussi notre capacité à nous prendre en main collectivement pour faire reculer les inégalités dans les activités familiales, professionnelles, associatives, culturelles, sportives, sociétales…..

FEMMES ET HOMMES,
SOYONS SOLIDAIRES DANS NOTRE VOLONTE
DE CONSTRUIRE UN MONDE EGALITAIRE !

3 questions/réponses sur les Droits des femmes

Pourquoi le 8 mars est-elle une journée de luttes ?
La création d’une Journée internationale des femmes est proposée pour la première fois en 1910, lors de la conférence internationale des femmes socialistes, par Clara Zetkin, révolutionnaire allemande.
En 1917, avec la grève des ouvrières de Saint Petersbourg, la tradition du 8 mars se met en place.
La Journée internationale des Droits des femmes est reconnue officiellement par les Nations Unies en 1977, puis en France en 1982. C’est une journée de manifestations à travers le monde, l’occasion de faire un bilan sur la situation des femmes.
Le 8 mars reste aujourd’hui d’une brûlante actualité. Car tant que l’égalité entre les femmes et les hommes ne sera pas atteinte, nous aurons besoin de la célébrer.
Ce n’est donc ni une « fête des mères » bis, ni une « Saint-Valentin » bis, ni une « journée de la femme » ! Il s’agit bel et bien d’une journée de lutte mondiale, tant les chiffres à l’égard des femmes sont symptomatiques d’inégalité, de violences…

Pourquoi l’égalité est-elle une question de droit et de justice sociale ?
Pourquoi préférons-nous « égalité » à « complémentarité » ?
L’égalité reconnait le droit de chacune et de chacun d’être citoyen-ne à part entière dans tous les domaines.
L’Organisation des Nations Unies (ONU) a décidé, cette année, de mener la lutte pour le respect des droits des femmes avec comme thème et objectif : Planète 50-50 d’ici 2030 : Franchissons le pas pour l’égalité des sexes ! L’ONU mettra en œuvre effective de nouveaux objectifs de développement durable, de nouveaux engagements existants sur l’égalité des sexes, sur l’autonomisation des femmes et les droits des femmes (Objectif n°5).
La complémentarité suppose que la notion de « femme » soit uniquement définie en fonction de l’homme et vice-versa, et non en fonction de leur propre citoyenneté, en tant que personnes à part entière qui ont le droit intrinsèque d’être heureux-ses et bien dans leur peau.
Mais il faut une bonne collaboration partout entre toutes et tous pour faire avancer les mentalités et la société !

Que veut dire « empowerment » ?
*Né au début du XXème siècle, le terme empowerment désigne le processus qui consiste à renforcer la capacité à agir, à décider, entrer dans l’action, pour les femmes comme d’autres catégories les plus défavorisées.

TOUTES ET TOUS ENSEMBLE ET SOLIDAIRES POUR L’EGALITE !