CTM 2015 – Yan Monplaisir : « Il ne s’agit pas là d’un partenariat de circonstance »

Accord historique pour une élection historique

par Yan MONPLAISIR

La Martinique est aujourd’hui dans une situation de crise majeure sur les plans économique, social et de démocratie politique.

Le chômage, des jeunes singulièrement qui sont en déshérence et la proie de tous les vices. Les difficultés des plus démunis à se loger. L’abandon de nos aînés. L’insécurité grandissante avec des morts -par arme à feu- de plus en plus nombreux. La souffrance de nos agriculteurs submergés par des produits importés. La détresse de nos pêcheurs qui sont en rade à cause des sargasses et de la pollution dont les décideurs ne font pas grand cas. La démocratie piétinée par l’arrogance, les dérives financières et morales, les insultes et menaces proférées par des élus qui devraient être des modèles pour nos enfants… La majorité sortante a échoué et met en péril, sur tous ces points, l’avenir de notre pays.

Ce constat, chacun de nous l’a fait. Quel Martiniquais peut accepter que notre pays, dont nous étions si fiers, se situe désormais à l’avant dernière place des régions d’Outre-Mer ?
L’heure est donc grave et appelle au patriotisme de chacun au profit de tous pour remettre la Martinique !

Au soir du 1er tour, le groupe Ba Péyi-a An Chans a reçu le message fort des électeurs qui ont porté leurs voix sur notre liste. Un message d’espérance, une volonté de faire la politique autrement : plus juste, plus claire et plus transparente. Celle qui rassemble et dépasse les clivages politiques dans l’intérêt de la Martinique. Ils nous ont permis de démentir tous les sondages et nous placent donc dans l’obligation d’assumer nos responsabilités pour une gestion plus efficace du pays martiniquais et pour une plus grande stabilité institutionnelle.

Pouvions-nous, dès lors nous contenter de nous maintenir au second tour, en prenant le risque désastreux pour notre pays de laisser les mêmes au pouvoir. Pouvions-nous nous contenter d’avoir une posture de figuration sans prise réelle sur la destinée de notre pays ?

Non ! Nous avons toujours indiqué vouloir rassembler au-delà de notre camp. De constituer un partenariat, dans la transparence et le respect des convictions idéologiques de chacun afin de rétablir la démocratie et de remettre notre pays sur les rails du développement, de la solidarité et de la démocratie.

Aucun partenariat n’était envisageable avec ceux qui ont mis la Martinique dans la situation désastreuse que nous connaissons.

Notre équipe, comme nous l’avons répété durant toute la campagne, a une liste d’ouverture qui se situe loin des clivages politiques et dans une dynamique de faire ce qui est dans l’intérêt de la Martinique et des Martiniquais.

Après des échanges soutenus et respectueux, nous avons décidé, d’un commun accord, d’établir dans la clarté un partenariat entre « Ba Péyi-a An Chans » mené par moi-même et le « Gran Sanblé » d’Alfred MARIE-JEANNE.

Il ne s’agit pas là d’un partenariat de circonstance mais bien d’un accord transparent de co-gestion sur des principes clairement discutés et établis afin d’œuvrer, ensemble, au redressement et au rayonnement de la Martinique dans une dynamique solidaire et démocratique.
Cet accord, historique, est celui du plus large contre le plus étroit ; celui de martiniquais qui se retrouvent afin d’œuvrer ensemble pour vraiment faire avancer la Martinique.

Pèp nou bizwen an Gran Sanblé pou Ba Péyi-a An Chans !

Yan MONPLAISIR