Elections régionales Guadeloupe – Ary Chalus évite le débat : Le coup de gueule d’Eric Coriolan

Asé fè Jé !

par Eric CORIOLAN

Très sérieusement…

Voilà tout de même une élection régionale bizarre où il est devenu impossible d’interpeller un candidat [Ary CHALUS] qui aspire à la présidence du Conseil Régional de la Guadeloupe sur ses manquements et sa légèreté dans la maîtrise des dossiers, sans se faire immédiatement traiter de condescendant par sa cellule riposte. Osez la moindre réflexion, la plus petite demande d’explications, et vous êtes immédiatement jugés pour abus de faiblesse.

Ary Chalus en joue très bien d’ailleurs. Il refuse de débattre au 2ème tour avec son concurrent, qui se trouve être le Président sortant, et tout le monde trouve cela normal ???

De qui se moque-t-on ?

L’homme est candidat à la Présidence du Conseil Régional de Guadeloupe, on est en 2015…
Et on devrait se contenter de parcourir les rues de Baie-Mahault pour juger de ses compétences ?

Vous êtes sérieux-là ? C’est une monarchie qu’on souhaite installer en Guadeloupe ou quoi ?

Où est la presse pour l’interpeller ? N’y a-t-il pas un éditorialiste en Guadeloupe dans un grand média pour dénoncer ces comportements ? Çà ne ressemble plus à une élection, mais à une embuscade…

Interdit de mettre le Lider Maximo en difficulté en interview ? Interdit de se moquer de ses fautes !

Interdit de lui dire que l’avenir de la Guadeloupe ne peut pas être comparé à la sortie d’un nouveau modèle de téléphone ! Vous devenez immédiatement un « condescendant, prétentieux, intellectuel » ou je ne sais quoi encore…

Cette situation m’inquiète au plus haut point. Surfer sur le populisme et l’encourager n’a jamais rien produit de bon dans les sociétés humaines.

On a certes le droit de supporter Ary Chalus. On a aussi le droit de vouloir le départ de Victorin Lurel… Mais notre Guadeloupe et les Guadeloupéens méritent au moins d’avoir un débat ! Où est donc passé notre sens du respect des citoyens et de l’exigence intellectuelle ?

En 2015, si vous êtes prêts à accepter çà pour notre pays, je crains pour nos enfants…

Éric Coriolan