Terrorisme : Paris frappée en plein cœur par une série d’attentats meurtriers

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Vendredi 13 novembre 2015, des fusillades ont éclaté dans l’Est et le centre de Paris faisant 129 morts et 352 blessés. Dans les 10e, 11e et 18e arrondissements de Paris, on est sous le choc.

Trois kamikazes ont déclenché leurs ceintures d’explosifs aux abords du Stade de France, tandis que leurs complices se lançaient dans une équipée sanglante dans les rues de Paris. C’est l’attaque terroriste la plus meurtrière qu’ait jamais connu la France. Suite au lourd bilan humain de ces 33 minutes d’horreur, l’état d’urgence a été décrété en conseil des ministres, les contrôles aux frontières rétablis. On dénombre sept attaques au total. Huit terroristes ont été tués, dont sept en se faisant exploser.

Après trois déflagrations à Saint-Denis vers 21h15, près du Stade de France, où se déroulait le match France-Allemagne (80 000 supporters), trois commandos terroristes armés de fusils d’assaut ont perpétré des attaques coordonnées dans cinq lieux parisiens très fréquentés le vendredi soir : une pizzeria rue de la Fontaine-au-Roi ; le bar « Le Carillon » et le restaurant asiatique « Le petit Cambodge » rue Bichat ; un restaurant japonais rue de Charonne ; des tirs à la kalachnikov boulevard Voltaire (ou un kamikaze est mort). L’horreur atteint son comble au Bataclan où un public de 1500 personnes assistait à un concert de « Eagles of the Death Metal », groupe de rock américain. La célèbre salle de spectacles été le théâtre d’une prise d’otages sanglante qui a duré près de deux heures et s’est soldée par la mort de plus de 80 personnes (bilan provisoire).

Aujourd’hui, samedi 14 novembre, on déplore 129 morts et 352 blessés, dont 99 en état d’«urgence absolue». Pour renforcer la sécurité, 1800 soldats ont été déployés dans Paris.

Le président de la République, François Hollande, qui a parlé « d’acte de guerre », a immédiatement décrété l’état d’urgence sur l’ensemble du territoire français et le rétablissement des contrôles aux frontières. Les lieux publics de la capitale restent fermés ce samedi, et l’ensemble des compétitions sportives prévues ce week-end en Ile-de-France sont suspendues. François Hollande a annoncé un deuil national de trois jours.

Ces évènements tragiques frappent la France dix mois après le massacre de la rédaction du journal satirique Charlie Hebdo, le meurtre de trois policiers et la prise d’otage de l’Hyper-Casher de Vincennes. L’armée terroriste djihadiste nommée Etat Islamique (DAESH) a revendiqué cette vague d’attentats meurtriers au sein de la capitale française.

Malgré l’état d’urgence, de nombreuses personnes se sont déjà rendues place de la République ou devant le Bataclan pour déposer des fleurs ou allumer des bougies en hommage aux victimes. Signe que le terrorisme mondialisé est l’affaire de tous, par solidarité, dans le monde entier (Australie, Brésil, Angleterre, Canada, Allemagne, USA…), de grands monuments ont été illuminés aux couleurs de la France tandis qu’en signe de deuil, la tour Eiffel restera cette nuit plongée dans le noir.

Kevin Honjoo (Creoleways)