Radicalisation et djihad : 48 cas à La Réunion, 8 en Guadeloupe, 8 en Martinique et 2 en Guyane

Featured imageDepuis avril 2014, le ministère de l’Intérieur a lancé un plan national de lutte contre la radicalisation islamiste et la multiplication des départs en Syrie. En moins d’un an, 3 142 cas sont déjà signalés en France. Selon les chiffres officiels parus dans le quotidien Le Monde, 73 cas ont été répertoriés dans les Outre-mer, dont 48 à La Réunion. De nouvelles méthodes d’investigation alliant données téléphoniques et remontées de terrain recueillies par les préfectures ont permis de détecter des profils ayant jusqu’ici échappé aux services de renseignements.

Dans l’océan indien, le département de La Réunion, ou vivent de nombreux concitoyens de confession musulmane, est particulièrement touché avec 48 radicalisations signalées entre le 29 avril 2014 et le 12 mars 2015. Mayotte suit avec huit cas.

Dans les départements des Antilles, huit cas sont aussi repérés en Martinique et sept autres auraient été signalés en Guadeloupe. En Guyane,  il n’y aurait, jusqu’ici, que 2 radicalisations répertoriées.

Le quotidien rapporte qu’un « manuel de formation » destiné aux agents de l’Etat nomme radicalisation « tout discours utilisant des préceptes religieux présentés comme musulmans pour mener un jeune à l’auto exclusion et à l’exclusion de tous ceux qui ne sont pas comme lui ».

Rappelons que suite aux attentats terroristes de janvier 2015 à Paris (massacre au journal Charlie Hebdo et prise d’otage sanglante à l’Hyper Cacher de Vincennes), les autorités françaises ont signalé que les Outremers pouvaient être considérés comme zones de repli, d’entrainement ou de recrutement de djihadistes.

Annise Déjean (Creoleways)

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