Amber Rose, sexy mais pas bête, dénonce l’arrogance de certains Créoles

amber_rose_bed« Certains dans ma famille se croient supérieurs aux afro-américains, sous prétexte qu’on est Créoles. » Amber Rose est généreuse, elle aime partager ses selfies festifs sur Instagram. Mais cette métisse italo Cap-verdienne n’est pas qu’une bombe sexuelle : Elle met en garde contre un poison qui affecte encore nos sociétés créoles : Le préjugé de couleur. Dans le documentaire Light Girls (Filles à peau claire) du réalisateur Bill Duke, elle révèle que ses parents n’ont pas du tout apprécié son mariage avec Wiz Khalifa parce qu’il était Noir. «Dans ma famille, on se croit supérieurs, meilleurs que les Afro-américains, parce qu’on est des Créoles et qu’on a une culture. J’ai dû me battre contre ça toute ma vie. Leur obsession c’est la réussite par la couleur de la peau !»

Au Cap-Vert comme aux Antilles et en Guyane, durant l’esclavage, la couleur de peau indiquait de façon précise le statut juridique d’un individu. Selon la loi, plus vous étiez foncé (donc proche du Noir d’Afrique), plus vous étiez assimilé à l’esclave. Pour les Noirs, le métissage avec les Blancs était un moyen très courant de changer de catégorie juridique donc de rang social.

Au sein d’une même famille, les enfants clairs de peau étaient généralement préférés aux plus foncés, car ils représentaient un véritable espoir d’ascension sociale. Dans toutes les sociétés créoles, (qui sont nées « grâce à » et « à cause de » l’esclavage colonial), bien que l’esclavage ait été depuis longtemps aboli, ces lois ont laissé des traces dans les mentalités. On tient encore à préciser les nuances de couleur de peau. L’une des séquelles de cette période fait qu’on désigne encore quelqu’un comme « chaben » (chèvre), ou « mulâtre » (mulet), plutôt que « métis » de Noirs et de Blancs. Pour toute personne obsédée par la race, le mot « métis » est trop flou.

Ceci dit, les mentalités évoluent puisque les mots « quarteron », « octavon », « mamelouk », « capre », « sang-mélé », « griffe », « saccatra », « quarterronné », « morisque », etc. qui désignaient des degrés de métissage, ont heureusement disparu du langage courant aux Antilles.

Hummm… Amber Rose redresse un cocotier. De bien belles images qu’on aimerait voir plus souvent !

Cecil Strasswerk (Creoleways)