La dépouille de Clarissa Jean-Philippe est rentrée en Martinique

clarissa_jean_philippe_charlie_hebdoClarissa Jean-Philippe a été tuée le 8 janvier à Montrouge (Hauts-de Seine) par le terroriste islamiste Amedy Coulibaly. La jeune Martiniquaise a été assassinée parce qu’elle symbolisait dans son uniforme l’ordre républicain.

Le matin du jeudi 8 janvier,  Amedy Coulibaly, lourdement armé, a touché Clarissa et atteint un agent de la voirie. La jeune femme est décédée peu après. Le meurtrier était membre de la même cellule terroriste que les frères Kouachi, les deux djihadistes qui ont commis le carnage contre la rédaction du journal « Charlie Hebdo ».

Première victime revendiquée d’Amedy Coulibaly, Clarissa Jean-Philippe était originaire de la commune de Sainte-Marie, en Martinique. La policière municipale stagiaire a été froidement abattue dans le dos tandis qu’elle réglait un banal accident, avenue Pierre Brossolette. Le lendemain, 9 janvier, la police a stoppé la course sanglante de son meurtrier après qu’il ait tué quatre otages de confession juive dans une supérette « Hyper Cacher » de Vincennes.

Dès l’annonce de son décès, jeudi, au quartier « Dèyè Môn » de Sainte-Marie, parents, voisins et amis sont venus nombreux soutenir la famille sous le choc. Marie-Georges Chéry, la grand-mère de la policière s’est effondrée en apprenant la terrible nouvelle.

Clarissa Jean-Philippe est morte parce qu’elle portait l’uniforme de la police française. Son rêve d’enfant était de devenir gardien de la paix. Elle avait passé son dernier Noël en famille en Martinique puis était rentrée dans l’Hexagone le 27 décembre dernier.

Mardi 13 janvier, à la préfecture de police de Paris, un hommage national a été rendu par le président de la République, François Hollande, à Clarissa Jean-Philippe, ainsi qu’à ses collègues policiers Franck Brinsolaro et Ahmed Merabet, assassinés à bout portant lors de la tuerie de Charlie Hebdo. Ils ont été faits chevaliers de la Légion d’honneur à titre posthume par le chef de l’Etat. La mère de Clarissa, très digne, était terriblement éprouvée. «Ils m’ont fait beaucoup de mal, ils m’ont pris ma fille.» a-t-elle soupiré.

Plus tard, plus de 2000 personnes se sont rassemblées à Montrouge pour une cérémonie de recueillement et de prières. Parmi les nombreuses personnalités politiques présentes figuraient la Guyanaise Christiane Taubira, Garde des Sceaux et la Guadeloupéenne Georges Pau-Langevin, ministre des Outre-Mer. Une cérémonie œcuménique s’est tenue à la demande de la famille.

La dépouille de la jeune policière est arrivée vendredi soir en Martinique. Une veillée funèbre se tiendra demain dimanche 18 janvier 2015 dans la commune de Sainte-Marie. Les obsèques de Clarissa Jean-Philippe auront lieu lundi dans son île de Martinique.

La rédaction de Creoleways s’associe à la douleur de ses proches et leur dit un sincère tjenbé rèd.

Tertullien Mesdouze (Creoleways)