Guadeloupe : La droite Penchard-Michaux-Chevry a-t-elle encore des muscles ?

marie_luce_penchard_lucette_michaux_chevry_elections_2015Depuis les échecs cuisants de 2004 et 2010, la droite guadeloupéenne pédale dans le calalou. Bien ancrées à la Mairie de Basse-Terre, Lucette Michaux-Chevry et sa fille, Marie-Luce Penchard (MLP), veulent (re)conquérir la Région Guadeloupe. Pour cela, elles ambitionnent de fédérer toute la droite locale, seule manière d’espérer s’imposer aux élections régionales de 2015. Laurent Bernier (chef de l’UMP locale) rejoindra-t-il cette dream team ? Qu’en pense Gabrielle Louis-Carabin ? MLP est-elle la candidate en lice la plus dangereuse pour Victorin Lurel (PS) en 2015 ? Le suspense est insoutenable. Ci-après, la tribune « par ce que » de MLP cosignée par son ex ancien équipier, Louis Molinié.

Rassemblons nos forces pour la Guadeloupe !

Parce que nous aimons la Guadeloupe et que nous croyons résolument que notre région n’est pas condamnée à s’enliser dans un déclin économique et social, nous nous sommes rassemblés afin d’engager un travail de réflexion pour préparer la Guadeloupe à retrouver le chemin de la prospérité et convaincre nos compatriotes guadeloupéens que la situation désastreuse que nous connaissons depuis des années n’est pas une fatalité !

Parce qu’après dix années d’exercice du pouvoir nous ne pouvons accepter que la Guadeloupe devienne un bateau à la dérive sans que cela ne semble émouvoir personne. A croire qu’il ne soit plus possible d’envisager un avenir meilleur pour notre territoire !

Parce que nous estimons que, face à l’exaspération grandissante que génèrent les comportements arrogants d’une certaine conception de la gouvernance en politique, l’heure est venue pour nous de retrouver notre capacité de nous faire entendre ; non pas seulement en réaction sur la manière d’exercer les responsabilités mais surtout sur le terrain des idées pour gagner en crédibilité.

Parce que nous considérons que la Guadeloupe ne peut être réduite à une société de consommation dépendante des apports extérieurs et que nous croyons, au contraire, à un modèle de développement à partir de ses potentiels. La solidarité nationale à laquelle nous avons droit, comme tout français, ne peut suffire, à elle seule, à notre essor économique.

Parce que nous considérons que la Guadeloupe qui était, en 1998, une référence nationale sur la transition énergétique a perdu malheureusement ce label. Nous stagnons depuis des années, autour de 20 % de l’énergie consommée et nous sommes bien loin de 50% d’énergies renouvelables prévues en 2020 et des 75% programmées pour 2030. Nous avons laissé d’autres territoires nous prendre le leadership et le projet de liaison géothermique avec la Dominique, est loin d’aboutir. Que de temps perdu malgré une habilitation obtenue dans le cadre de la réforme constitutionnelle !

Parce que nous refusons de voir près de 100 millions d’euros engloutis pour la réalisation d’un « Mémorial Act » et que nous savons pertinemment que les guadeloupéens auront à supporter le déficit d’un projet pharaonique dont les coûts de fonctionnement sont estimés annuellement entre 15 à 20 millions ; alors qu’il était possible de réaliser, en ces temps de crise, un projet moins couteux, par exemple au fort Delgrès, lieu symbolique de la résistance.

Parce que depuis dix ans aucune politique d’évaluation des moyens considérables consacrés à la formation professionnelle n’a été menée afin de procéder aux ajustements indispensables et à l’adéquation entre les besoins des entreprises et les formations dispensées. La formation pour la formation n’a jamais pu faire baisser un taux de chômage devenu insupportable !

Parce que nous considérons que la collectivité majeure n’a pas poursuivi et réalisé les infrastructures routières nécessaires au désenclavement de la Guadeloupe, et que, dans bien des domaines, elle n’a pas accompagné, comme il se doit, les projets d’investissements indispensables aux besoins élémentaires des guadeloupéens (modernisation de nos réseaux d’eau, traitement des déchets, développement des transports en commun modernes, desserte maritime etc…)

Parce que nous estimons qu’il devient urgent d’anticiper les conséquences des réformes nationales en cours. Nous pensons notamment à celles concernant la politique familiale et notre modèle social. Ne rien faire, ne rien proposer, attendre pour réagir serait la pire des situations, si l’on ne veut pas subir les décisions de la métropole.

Parce que nous refusons que la politique ne devienne, comme on le constate malheureusement depuis quelques temps, une succession d’opérations de communication dilatoires qui en réalité visent à manipuler l’opinion en évitant d’assumer des prises de positions claires. Nous devons tout faire pour garantir l’efficacité de l’action politique que l’on mène, afin de conserver la confiance de nos administrés.

Parce que nous n’acceptons pas le clivage de la société guadeloupéenne et que nous refusons l’instauration d’un sectarisme qui tue les valeurs auxquelles nous sommes attachées. Nous devons préserver la force du lien social qui caractérise la société antillaise.

Parce que les guadeloupéens ne peuvent plus continuer à confier leur destinée à des illusionnistes qui prônent des projets démagogiques et irréalistes uniquement pour se faire élire. Il est de notre devoir de faire éclater la vérité et surtout de mettre en garde contre une majorité qui en dix ans, n’a aucune vision, aucun projet d’avenir pour les jeunes et aucune perspective de développement.
2004 – 2014 : dix ans pour rien ! Gageons que 2015 soit l’année du renouvellement après toutes ces années d’immobilisme, de promesses non tenues, d’hypocrisie entretenue.

C’est pourquoi, en écoutant ces derniers mois les prises de positions politiques des uns et des autres, nous avons plus que jamais une volonté farouche de défendre les convictions auxquelles nous croyons.

Ce combat qui est le nôtre aujourd’hui, nous souhaitons le poursuivre avec vous au sein d’un mouvement de rassemblement pour qu’en 2015 il y ait un changement politique pour faire gagner la Guadeloupe.

Marie-Luce Penchard

Louis Molinié

Porte-paroles de « Rassemblons nos forces pour la Guadeloupe »

Comments

  1. C,est drole de se referer au culturisme budy building pour juger de la capacite des politiciens a remporter l,adhesion d,un electorat inculte