Algues sargasses en Martinique : Serge Letchimy en appelle au secours de l’Etat

sargasses_martinique_guadeloupe_antillesDans un courrier au Premier Ministre, le Président du Conseil Régional de Martinique rappelle l’urgence économique et sanitaire due aux échouages massifs d’algues sargasses sur les côtes du littoral. Devant le manque de moyens face à cette invasion spectaculaire, Serge Letchimy en appelle à l’aide logistique et financière de l’Etat français et précise que la Région Martinique pourrait financer un cinquième des emplois aidés recrutés à cette fin.

Communiqué

Algues Sargasses : Serge Letchimy appelle à la mobilisation

Serge Letchimy souligne dans son courrier les nuisances significatives notamment :

  • D’un point de vue sanitaire, par la production de sulfure d’hydrogène
  • D’un point de vue économique, déjà par la perte au niveau d’une ferme aquacole de plus de 5 tonnes de poissons, et d’une diminution significatives des activités liées à la fréquentation de nos plages ;
  • D’un point de vue environnemental, la menace de la mangrove et le renouvellement naturel de nos ressources halieutiques.

Le Président du Conseil Régional indique aussi que beaucoup d’initiatives ont déjà été prises tant par les collectivités, l’Etat et les riverains pour préserver le littoral et la biodiversité et permettre la valorisation agronomique de ces algues.

Cependant, les interventions en cours sont soumises à de fortes contraintes et nécessitent la mise en place de moyens plus importants et mieux adaptés.

Serge Letchimy précise aussi que si les initiatives en cours peuvent juguler la situation, elles ne pourront pas éviter les conséquences économiques et écologiques prévisibles.

Cette situation commande donc une intervention majeure de l’Etat, et sollicite :

  • la mise en place de missions d’observations régulières en mer des déplacements des radeaux de sargasses ;
  • la surveillance sanitaire de la qualité des eaux de baignades pour les plages concernées,
  • le déploiement de moyens de collecte maritimes sur la zone côtière touchée par les échouages récurrents ;
  • la mise en place rapide d’une centaine de contrats aidés et de leur équipement. A cette occasion, la collectivité régionale pourrait participer au montage financier aux côtés de l’Etat, à hauteur de 20%.