Henry Sidambarom, défenseur des indiens de Guadeloupe, est honoré à Paris

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L’association « Agir Ensemb pour une France de toutes les couleurs », sous le haut patronage de la Délégation interministérielle pour l’égalité des chances des Français d’Outre-Mer, en collaboration avec le Comité Henry SIDAMBAROM représenté par Jacques SIDAMBAROM, avec le soutien de la Région Guadeloupe et OM5TV la chaîne d’information des Outre-Mer, ont le plaisir de vous convier à la soirée en hommage à Henry SIDAMBAROM (5 juillet 1863 – 21 septembre 1952), Homme politique humaniste, défenseur des droits des indiens nés en Guadeloupe, le Lundi 15 septembre 2014 à 18h30, Salle Félix EBOUE, 27, rue Oudinot, 75007 Paris.

Contexte historique

C’est après l’abolition de l’esclavage en 1848, que plus de 40.000 travailleurs provenant de l’Inde (42.326 exactement) furent transportés en Guadeloupe par les Européens. Après un voyage éprouvant de 85 jours, ces hommes et ces femmes fuyant la misère, débarquèrent sur cette « terre promise » par les grands planteurs blancs de l’époque.

Pour la plupart, ils venaient de la Côte de Coromandel, de Pondichéry, de Madras ou de Calcutta. Les « engagés » étaient liés aux colons par un contrat de 5 ans au terme duquel, le planteur était tenu de payer à ses travailleurs le voyage pour retourner dans leur pays d’origine. Dans le cas où l’engagé ne souhaitait pas repartir, le colon devait lui payer une prime de réengagement égale à la somme nécessaire à son retour. Le nombre d’indiens recrutés était cependant inférieur à la demande des colons qui, afin de profiter de cette main-d’œuvre bon marché, ne respectaient plus les clauses du contrat. Ainsi, seule une faible partie d’entre eux reprirent la mer vers l’Inde natale.

Venus pour vivre plus décemment que dans leur pays et pour remplacer les Noirs ayant déserté les champs de canne après l’abolition de l’esclavage, les nouveaux arrivants indiens furent bernés par les promesses d’un avenir meilleur pour leur famille. Durement traités dans les plantations de canne à sucre, plus de 20.000 d’entre eux périrent à la suite de terribles châtiments corporels, d’autres préférant le suicide aux sévices qui leur étaient infligés !

Les barrières linguistiques n’aidèrent pas à la communication, ni à la compréhension. Pourtant les indiens allaient finir par adopter le créole et en seraient les fervents défenseurs.

Avec cette nouvelle patrie qui ne les accueillit pas à bras ouverts. La cohabitation des cultures et des populations n’était pas facile. Entre noirs et indiens la concurrence était rude, les noirs accusant les Indiens de faire baisser les salaires et de prendre leur place…Les indiens étaient par ailleurs considérés comme citoyens britanniques donc, étrangers.

À la fin du XIXe siècle, ils furent contraints d’embrasser le christianisme, mais n’abandonnèrent pas pour autant leur culte religieux. De leurs croyances et rites, les Indiens ont conservé de nombreuses fêtes. Mais il faudra attendre le début des années 1970 pour que soit construit un lieu de culte important en Guadeloupe.

Aujourd’hui la plupart des Indiens ont gardé leur nom d’origine. Selon la consonance de leurs noms, les Indiens de Guadeloupe peuvent savoir de quelle région de l’Inde leur histoire prend racine. La langue Tamoule a pratiquement disparu, seuls quelques jeunes prêtres du culte apprennent cette langue afin de mieux se pénétrer de l’Hindouisme. D’autres décident de pousser plus loin leurs recherches identitaires en effectuant un voyage en Inde.

L’apport indien dans la culture antillaise est omniprésent. On leur doit le madras, l’arrivée de nombreuses épices et de certaines recettes telles que le colombo…. Nés sur le sol français, les descendants de ces engagés ont acquis de plein droit la nationalité et les privilèges qui s’y attachent. Les Franco – indiens ont dû se battre pour faire reconnaître ce droit, un combat de 20 ans (de 1904 à 1923) contre l’État Français. Un droit acquis par un homme qui n’a jamais lâché prise. Un homme nommé Henry SIDAMBAROM.

Au programme

À découvrir en avant-première en France, le film documentaire de Raymond Philogène « Henry SIDAMBAROM : jusqu’au bout du rêve ». Avec la participation exceptionnelle de Khal Torabully Poète chercheur sémiologue qui lira un poème en hommage à l’illustre personnage.

Cette manifestation s’achèvera autour d’un cocktail aux couleurs de l’inde. L’accès à cette rencontre est libre, sur réservation préalable et ferme, dans la limite des 150 places disponibles. Pour mieux préparer votre venue, merci de réserver avant le 13/09/2014 par courriel à l’adresse suivante :

contact.jenniferpelage@gmail.com