Eau en Guadeloupe : 22 millions d’euros pour endiguer le problème?

dloAprès 68 ans de départementalisation, va-t-on enfin vers une distribution normale, fiable et régulière de l’eau en Guadeloupe ?

Hier, 1er Septembre, se tenait au Raizet une rencontre sur l’interminable crise de l’eau dans l’archipel. A l’initiative de Victorin Lurel, président du Conseil Régional, il s’agissait d’aborder collégialement ce dossier, véritable patate chaude, qui pénalise depuis plusieurs années, la vie des usagers de «l’île aux belles eaux », notamment ceux des communes ne disposant pas de leur propre régie.

Autour de Victorin Lurel, de Marcelle Pierrot, préfète de région, de Jacques Gillot, président du Conseil général, les présidents des Communautés d’agglomération, le président délégué de l’Office de l’eau et le président du SIAEAG ont arrêté un plan d’action visant à réaliser un programme de travaux d’urgence à hauteur de 22 millions d’euros ainsi décliné :

  • Création d’une usine de traitement de 400 m3/h au Moule
  • Renforcement de l’usine de traitement de 400 m3/h à Prise d’Eau (Lamentin).
  • Création d’un second réservoir de 3 000 m3 à Boisvin (Abymes).
  • Construction du captage de la Grande-Rivière à Ferry et adduction vers l’usine de traitement (Deshaies).
  • Création d’une nouvelle usine de traitement ou rénovation de celle de Vanibel (Vieux-Habitants).
  • Réhabilitation de l’usine de traitement de Montval (Baillif).
  • Construction d’un deuxième réservoir de 700 m3 à Desmarais (Bouillante).
  • Remplacement de 1,4 km de canalisation à Pichery (Capesterre de Marie-Galante).
  • Aménagement du champ captant de l’Hermitage (Trois-Rivières).
  • Réaménagement de l’usine de Deshauteurs (Sainte-Anne).
  • Renouvellement du réseau vétuste aux lieux-dits Eucher et Salines (Sainte-Anne).
  • Résorption des fuites de la canalisation sous-marine des Saintes

Les Présidents des Conseils communautaires compétents, du SIAEAG et de l’Office de l’eau se prononceront sur la proposition de confier à l’Office de l’eau la maîtrise d’ouvrage déléguée des opérations du plan d’urgence, au plus tard le 20 septembre prochain.

Le financement de ce programme de travaux d’urgence sera supporté selon des taux à définir par l’Office de l’eau, le FEDER, le Conseil général, les Communautés d’agglomération, l’Etat, le SIAEAG, le Conseil régional et les Collectivités intéressées.
Les Présidents du Conseil régional et du Conseil général sont chargés d’assurer le suivi de la mise en œuvre de ce plan d’urgence.

Tertullien Mesdouze