Kréyol : Peut-on organiser internationalement la créolophonie ?

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Le texte qui suit est le compte-rendu d’une réunion du Club RFI Paris qui travaille en partenariat avec Parole en Archipel en vue d’organiser des activités d’ordre essentiellement culturel.

Nous sommes partis sur la typologie des langues créoles, à partir de l’intervention d’un futur Docteur en littérature créole*, qui est maintenant à plus de dix ans de recherche sur l’adaptation et la traduction des Fables de Lafontaine en créole, au cours du XIXe siècle. Son étude est centrée sur le créole des espaces francophones, issus de l’histoire coloniale française.

Il a recensé sept espaces ou typologies : Ile Maurice, Martinique, Guadeloupe, Louisiane, Guyane française, la Réunion et Haïti. Ceci dit, la date de parution de ces adaptations et traductions varie selon l’espace .

Cependant, le créole n’a pas été inventé ou créé uniquement dans ces espaces. Par exemple, on a abordé le cas du Congo, où les Colons Belges ont développé un créole afin de communiquer avec les populations locales. Et puis, n’oublions pas les autres créoles à base anglaise ou portugaise. Nous y reviendrons.

Ce qu’on retient également, c’est la démarche scientifique de ces auteurs. Leur travail ne s’inscrit pas dans une logique de domination, encore moins dans une approche condescendante. Par ailleurs, on constate que ce sont des blancs, et pour la plupart nés sur ces espaces qui écrivent en créole : les créoles.

La langue créole est prise dans une perspective littéraire et perçue en tant que langue savante. Cela nous rappelle que la constitution d’un lectorat créole est tout à fait possible. De plus, dans ce cas de figure la logique vernaculaire / véhiculaire est éclatée.

Après notre exposé sur la typologie des langues créoles, nous nous sommes questionné sur les raisons de l’inexistence d’une Organisation internationale.

En effet, nous nous sommes rendu compte que de nombreuses institutions, associations ou même groupes linguistiques se sont intéressés à la question uniquement dans une perspective linguistique. Nous souhaitons d’une institution qui engloberait non seulement l’aspect culturel, mais aussi l’aspect politique.

Nous aimerions créer une Organisation, mais compte tenu de la complexité juridique et géopolitique de cet organisme, il nous faut repenser une autre structure. Pourquoi ?

Pour en savoir plus, lire la suite sur parolenarchipel.com