Médias : « Enquête Exclusive » quand M6 se paye la Guadeloupe sans se fatiguer

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Par Dominique DOMIQUIN

On ne va pas se mentir, quand je suis fatigué, je me cherche un programme télé confortable, un machin mou, garanti 300% de matières grasses pour ne pas risquer une foulure du neurone. Je choisis un truc à la fois sensationnel et soporifique. Un truc suffisamment angoissant pour que j’aie envie d’être rassuré. En toute sécurité, calé dans mon fauteuil, l’électroencéphalogramme plat, je me laisse glisser vers le néant. Je sais qu’avant la coupure pub, le temps de dire « M6 »,  je me serai endormi en bavant copieusement dans la lumière bleutée.

Certains media, avec un savoir-faire et une qualité technologique qui forcent le respect, fabriquent sur commande ces produits calibrés et vite assimilables permettant aux spectateurs de ronfler en croyant avoir saisi l’essentiel sur la marche du monde. Le magazine « Enquête Exclusive » de Bernard de la Villardière fait partie de ces hallucinogènes de masse dont on aurait tort de sous-estimer la puissance.

L’émission diffusée dimanche 16 février 2014 sur la Guadeloupe est un modèle du genre : Imaginez des eaux turquoise chauffées en permanence par le soleil des tropiques ; imaginez des plages dorées de sable fin, bordées de cocotiers, caressées par des alizés propices au farniente. Bref ! Imaginez une île paradisiaque dont le seul défaut serait d’être habitée par des… Guadeloupéens. Des gens (comprendre « une majorité noire ») déboussolés par l’esclavage, le chômage endémique et la misère, dont l’activité essentielle consisterait donc à s’entre-voler, s’entre-violer et s’entretuer gaiement entre deux jacqueries carnavalesques. Le tout sous l’oppression d’une «minorité blanche» qui s’engraisserait en leur faisant cracher les allocs et autres 40% de prime de vie chère accordés par l’Etat français. Ceux qui trouvent que je caricature peuvent toujours visionner la chose en podcast.

Le reportage, un travail de « pros », manifestement torché à la truelle par des journalistes en vacances, égrène le sempiternel chapelet où insécurité, criminalité, faits divers, raccourcis, approximations, amalgames et affirmations à l’emporte-pièce sont évidemment étayés par des chiffres qui, bien qu’on leur fasse dire ce qu’on veut, veulent conférer à l’ensemble une sorte de légitimité toute mathématique. On devine nos bronzés-reporters sirotant un ti-punch dans l’avion qui les rentre à Paname en se disant qu’ils ont bien mérité le chèque pour ce travail sensass. Dur métier !

Bref, à en croire M6, la Guadeloupe c’est Beyrouth, c’est Bagdad, c’est Verdun, que dis-je, c’est Nagasaki.

Nous nous sommes habitués, aux Antilles, à hausser les épaules quand ce genre de fast-food de l’info est diffusé dans l’hexagone et ailleurs. Ça fait trembler Monsieur Dupont cinq minutes, mais ça ne l’empêchera pas de venir en vacances avec bobonne et les mouflets. Comme disait Jacques Chirac, honnêtement « ça [nous] en touche une sans faire bouger l’autre ». Et puis il faut dire que ça nous fait bien marrer quand certains métros, nourris à longueur d’années par ce type de produits, débarquent, éberlués par notre niveau de vie ; notre mobilité ; notre aisance à manier le français (qu’est-ce qu’on n’entend pas, je vous jure !) ; notre parc automobile rutilant ; nos baraques ; notre goût pour le high-tech et les nouvelles technologies ; notre entente, contre toute attente, entre noirs, syriens, indiens, asiatiques et blancs, j’en passe et des meilleures.

Aux Antilles, comme partout ailleurs, des idéologies et des forces politiques s’affrontent. Elles mobilisent les masses à l’aide de clichés fabriqués par nous-mêmes ou repris de l’époque coloniale. Comme partout ailleurs nous avons des syndicalistes, journalistes, blogueurs, sociologues, agriculteurs, historiens, artistes, médecins, avocats, sportifs, patrons, universitaires ou instituts de sondages qui soutiennent plus ou moins officieusement tel ou tel camp politique et contribuent à diffuser ces idées simples… ou commerciales. Or, les antillais font la part des choses même lors des conflits sociaux les plus durs. Un journaliste sérieux ne peut l’ignorer sous peine de pondre un travail sans nuances.

Répétons-le à qui voudra l’entendre : Les antillais sont généralement des bosseurs qui n’ont pas de problèmes avec la couleur de peau. Ils ne se baladent pas tous avec des sabres dans leurs voitures. Les antillais ont des histoires singulières et des cultures créoles. Ils  sont, dans leur très largissime majorité, parfaitement à l’aise en tant que français. Ça ne signifie pas qu’ils souhaitent tourner le dos à la Caraïbe. Ça ne signifie pas qu’il n’y ait pas chez nous de classes sociales et par conséquent des conflits sociaux. Existe-t-il sur Terre un pays, une région, une ville sans classes sociales ? Il fait plutôt bon vivre chez nous et nous en sommes bien conscients. Nous adorons recevoir les touristes dans un respect mutuel. De nombreux problèmes restent à résoudre, et nous nous y employons.

Nos îles ne sont pas des paradis. Aucune île n’est « un paradis ». Il faut être au moins Aimé Césaire ou carrément reporter à M6 pour penser qu’une île doive absolument être un « paradis ».

Dominique DOMIQUIN pour Creoleways

Comments

  1. tout à fait d’accord, mais un point que vous n’évoquez pas???
    les 44 morts de 2013, sont aussi une fabulation des journaleux fouilles merde?

  2. Quand on connait l’émission, il n’y a pas de quoi s’insurger. Cet émission montre TOUS LES DIMANCHE SOIR, et ce depuis de nombreuses années, l’envers du décor des « cartes postales » de la planète. C’est ça Enquête Exclusive. Pour moi, Bernard de la Villardière n’a rien fait de méchant hier soir en disant aux métropolitains qu’en Guadeloupe, ce n’est pas que du paradis, il y a des problèmes comme dans tous les départements français, que les Guadeloupéens eux-aussi n’ont pas la vie facile. CONTRAIREMENT A CE QUE PENSE TOUT LE MONDE. Malheureusement il ne fallait pas s’attendre à un reportage de la chaîne Voyage ou Atlas les gars, le sujet n’étais pas de montrer les beau cotés, la marina, la plage, les karaokés .. ( Evidemment, qu’il y en a des beau cotés sur mon papillon, comme tout pays d’ailleurs. ) mais la criminalité en Guadeloupe. Ils ont même était clément, je trouve en nous montrant notre célèbre usine damoiseau, le carnaval, le jardin botanique, les bunalows écologiques .. Alors que ce n’étais même pas le sujet. Vous voyez comment le reportage présente notre ile de manière subjective , dites vous que c’est avec la meme rigueur qu’ils élaborent d’autres sujets sur d’autres pays. Paris, Toulouse, Marseille, Brésil, Mexique, taïwan ont eu le leurs. Il y a 3 ans la Guadeloupe ressemblait pas à ça. Prenons conscient qu’il y a un problème pour changer les choses au lieu de toujours vouloir jouer les victimes des médias, la guadeloupe n’est pas le centre du monde.

  3. Je ne sais pas où Mr Dominiquin habite, mais il serait bon pour lui, dans ce cas, de venir faire un tour le soir passé 21h, dans les rues de nos belles citées guadeloupéennes.

    Après un ou deux vol sous la menace d’une arme et quelques côtes endolories, je suis quasiment sur qu’il changera de discours. J’habite dans ces quartiers et nous nous barricadons passée 21h, pour la bonne raison que les cambriolages ne s’arrêtent jamais. Et ce n’est pas le cambrioleur tout seul qui s’enfuit quand y’a du bruit, c’est le groupe de 3 ou 4 gugus défoncés au crack qui viennent tout péter à 2h du mat qui a peur de rien.

    Résoudre nos problèmes ? Mais bien entendu.

    Chomage ? Comment ? Construisons encore plus de stations pour embaucher encore plus de pompistes pendant que les employeurs des secteurs présents refusent d’embaucher des jeunes (diplômés ou non) sans expérience, et qu’il manque même certains secteurs entiers sur l’ile ?

    Violence ? Condamnons a la prison le peu qui sont chopé puis jugés (pendant que les autres n’ont pas été trouvés, ont fuit ou ont été relachés), histoire que finalement on se dise « ah bah non c’est plein la prison ». Et de toute facon vu la population carcérale et les conditions de détention, ils ne font qu’y retrouver leur pote ou leur voisin, histoire de prendre des vacances avant de retourner à la maison passer ses journées sur un scooter a faire chier le monde, ou a s’entre tuer avec le caid d’en face pour une énième histoire de territoire de gang.

    De manière générale, oui la Guadeloupe est un département vérolé par la violence et le chômage, mais pas que. C’est un problème socio économique global ici, et les histoires de gangs, de drogues et de criminalité sont une bombe a retardement. Tant que vous êtes barricadés dans vos beaux quartiers surveillés, faites comme si ils n’existaient pas, et continuez d’accuser des reportages.
    Mais ne venez pas trivialiser un sujet que vous semblez complètement ignorer.

  4. Tres bien ecrit cet article!
    Mais a nous, guadeloupéens, de nous serrez els coudes et d’arrêter de faire des « magies » pour avancer enssemble dans l’amour et la fraternité

  5. Rejeter les chiffres, c’est votre choix mais ils représentent une réalité. La criminalité et la délinquance sont à leur apogée en Guadeloupe. Vous pouvez le nier en disant que la Guadeloupe est après tout une île paradisiaque où je vous cite « il fait bon vivre » mais je pense que bon nombre de guadeloupéens ont reconnu leur île dans ce reportage. Je vous rejoint sur certaines facilités ou peut-être raccourcis qu’ont pris les journalistes, en revanche votre raisonnement par l’absurde quand vous parlez de Beyrouth ou Bagdad ne tient pas debout. Je vous invite d’ailleurs à vous balader avec un collier en or visible dans les rues de Pointe-à-Pitre ou même du lycée de Gissac à Sainte-Anne où j’étais !
    Bref, ce reportage ne fait pas plaisir certes, mais est malheureusement assez juste…

    • Belles paroles pleines de bon sens…dites par vous, jeune homme!! Bravo, Mr. C. Alphonse.!

      M6, c’est les sensations fortes…la manière de filmer sur une musique tragique, avec des commentaires bien formulés!! C’est clair qu’ils sont professionnels dans le sens de l’audimat…et certainement des salaires pour une grande équipe technique et plus encore!!
      Mais au fond, tout au fond…,sur le fond….c’est notre vérité ici sur notre île papillon!! (Ailleurs je m’en fiche un tout petit peu plus, puisque je n’y vis pas!!)
      J’essaie d’être plutôt neutre…mais là il ne faut arrêter de faire les autruches et mettre notre orgueil dans notre poche. Ce reportage sans le sensationnel M6, c’est bien juste!!
      JUSTE= juste…
      Mon regard, qui a la base ne viens PAS de la « METROpole »…!!

  6. Réalité ou pas,impératif premier,augmenter l’audimat,faire tourner la boite M6,un reportage de ce type est,a coup sur un bon produit pour ce Monsieur de Machin en bras de chemise de lin.
    Hausse de l’audimat,mais aussi baisse de la fréquentation touristique de l’île qui se remet à peine des évènements de 2009.
    Un peu comme un naufragé qui sortirait enfin la tête de l’eau,mais à qui on assènerait à nouveau un grand coup de rame en mahogany massif sur le crâne…
    Les banlieues parisiennes n’ont rien à envier niveau délinquance à la Guadeloupe.
    Le sujet,épuisé par ces mêmes journalistes peu scrupuleux devra vite être remplacé par un autre,plus rentable,plus spectaculaire,le produit Guadeloupe répond à ces critères.
    Le pauvre retraité qui devait joindre la Guadeloupe pour Carnaval,et qui à déja son billet payé en poche…sur qu’il pleure d’avance…sur ses économies consacrées pour lui et son épouse à ce fabuleux voyage sous les tropiques.
    Réalité ou pas,il ne s’agit ni d’information,ni de reportage,mais un simple torchon télévisuel d’une chaine télé bien peu scrupuleuse,avide et mercantile..
    J’aime mon île,je suis juste vigilant,comme partout ailleurs…

  7. Bien le bonjour à vous,
    Il Semble que votre conduite, Mr Domiquin, soit antinomique.
    Vous écrivez chercher une émission qui vous permettra d’avoir un électro-encéphalogramme plat et vous finissez par critiquer le choix de programme que vous avez fait.
    Mais pourquoi ? Que c’est il passé ?
    Peut on approfondir ? Au plus profond du fond !

    J’ai le plaisir d’avoir visionné la même émission que vous. Je suis originaire de la Guadeloupe., bien que je n’y vis plus. j’affectionne tout particulièrement les émissions traitant des problèmes de ce département français ayant une histoire singulière.

    Comment vous dire, vous réunissez 2 ou 9 amis, de la diaspora guadeloupéenne. Vous roulez 18 ou 54 de ces cigarettes que Coluche appréciait tant. Mes co légionnaires et moi même, n’affectionnant pas particulièrement les drogues dures, nous nous abstenons de consommer de l’alcool, la prise de poudre est cause d’exclusion dans mon entourage. Avec ça, un bon Ital végétal, et la soirée est assurée.

    Comme dit, comme fait,

    Je ne vous raconte pas les éclats de rire au moment de la G.A.V. de l’artiste..
     » Pourquoi j’aurais tiré sur les gendarmes ? Je suis pas con ! Tous les gendarmes de Sainte-Rose me connaissent ! Je suis pas con, j’aurais pas tiré sur les gendarmes ! »
    Wouay anmoué … MDR.

    Vous remarquerez, l’absence de questionnement de votre part sur le fait que la Guadeloupe produit des artistes violent, Dominique Panol, Young MC, l’artiste participant à l’émission , Gambi G (liste surement non exhaustive ) !!! Bien sur la Guadeloupe ne produit pas uniquement des artistes violent ! Ce n’est pas mon propos, mais il n’en reste pas moins que cela est une réalité qui n’avait pas cours il y a vingt, dix, ou trente ans, hormis l’assassinat du fils. Il y a un pays qui évite ce type de violence dans la caraïbe.

    Nous avons aussi énormément ri au moment ou un gendarme appelle un meurtrier en lui demandant de se rendre : ça serait mieux pour vous, de venir de vous même. Oui, parce que si on vient vous chercher, vous aller saigner de l’anus. Oui monsieur, ce n’est pas une menace, c’est une promesse ! MDR

    Vous semblez aussi éviter de vous questionnez sur ce qui semble une réalité, l’incapacité pour certains de plus en plus nombreux d’éviter d’assassiner leurs semblables. Ce problème n’est pas spécifique à la Guadeloupe, il se retrouve dans des zones ou l’on retrouve une grande population de descendant d’esclaves. Il semble que ce soit le même problème à Chicago, Whashington DC, (liste aussi non exhaustive).

    Vu l’absence de questionnement, chez vous, je n’ose vous proposer des pistes de réflexions. Mettre en avant les causes, plutôt que le résultat.

    Le reste de l’émission nous a bien moins fait rire, ce que nous avons déploré. Nous avons quand même remarqué qu’ils ont remontré les images de l’homme qui se fait poignardé. Savez vous combien d’actes de violence vous voyez par année ? Que va produire la vision non pas juste de cet acte isolé, que personnellement je crois avoir déjà vu plus de 10 fois au cours de 2 émissions visionnées une seule fois chacune, mais la totalité des actes de violence vue par une population au cours d’une année ?

    Nous avons été heureux d’apprendre que les touristes viennent ou reviennent en espérant qu’une partie de l’argent reste pour ceux qui veulent améliorer l’excellence guadeloupéenne. Se pose la question de la structure de l’économie de ce département singulier, vous ne semblez pas non plus envisager ce questionnement.

    Quoi qu’il en soit, je crois surtout que vous devriez reconsidérer votre politique de choix d’obtenir l’encéphalogramme plat. Pourquoi vouloir un encéphalogramme plat ? Quel plaisir y a t-il à avoir un encéphalogramme plat ? Doit on différencier l’encéphalogramme plat de la perte de jugement critique rationnelle devant le divertissement proposé par l’industrie qui se propose de vendre votre cerveau disponible au publicitaire ? Les questions restent, mais ce ne sont jamais les questions qui dérangent ce sont toujours les réponses…

    Bien à vous,
    cordialement.
    Nino

  8. Hum…

    Je suis une guadeloupéenne vivant en France ( hexagonale) et j’avoue être très surprise par les réactions épidermiques et disproportionnées que j’ai lues concernant ce reportage.

    Pour m’informer sur le contenu de l’émission en question, je l’ai regardée en replay , et face aux réactions que j’avais lues auparavant, je m’attendais à voir un reportage vraiment dénigrant l’île aux belles eaux un véritable  » Guadeloupe bashing » . Mais contre toute attente, ( moi si soucieuse de l’image que l’on projette de mon île) j’ai trouvé que le reportage était bien équilibré. Il y avait comme le disaient les commentaires  » un côté pile et un côté face » , il y a le cadre paradisiaque certes mais il y a aussi la recrudescence de faits violents. tout cela n’a pas été inventé non? Toutes ces images sont réelles? C’est aussi une réalité en Guadeloupe et à quoi bon la nier. Est-ce une question d’orgueil? de Fierté? On aimerait garder cette réalité entre nous?

    Je ne comprends pas trop les réactions là…

    Et puis voir un pays, ou une ville « côté pile et côté face » je crois que bien d’autres destinations sont aussi concernées ( Paris ce n’est pas QUE la tour Eiffel et la plus belle avenue du monde) c’est aussi des pick pockets un peu partout où se trouvent les touristes, mais ça n’empêche pas la ville d être l’une des plus visitées au monde. On pourrait citer aussi d’autres destinations internationales très prisées , New York par exemple qui a connu aussi des heures sombres niveau violence , est-ce que ça nous empêche(ra) d’y mettre les pieds?

    Mettons un peu d’eau dans notre vin, tout n’est jamais tout noir ou tout blanc ( c’est bien le cas de le dire) Ce reportage était une reportage d’information sur une destination prisée dans la Caraïbe française qui malheureusement connait un taux de chômage important et une recrudescence de la violence. C’est un constat.

    D’ailleurs on a bien vu que des fois tous ces méfaits passent même inaperçus aux yeux du touriste et ils continuent de venir.

  9. Je remarque que les Antillais détestent la vérité de leur image !!!!! Ils refusent de faire leur propre auto-critique, par exemple ils vivent dans le déni des responsabilités des Africains, associés dans la traite avec les Européens, donc aussi coupables. Vous savez très bien que la violence existe chez nous, ce qui démobilisera les touristes potentiels. Pourquoi ne pas l’avouer ? Soyons honnêtes au moins de temps en temps. Vous demandez l’autonomie de vous-mêmes en refusant les réalités de votre île. Mais que voulez-vous ? Or même autonome la France assurera les pouvoirs de police donc la sécurité , c’est son pouvoir régalien mais elle ne pourra faire cesser les meurtres. La collectivité de Martinique devra parfaire l’éducation contre les violences qui font que cette susceptibilité antillaise aboutit à des violences mortelles. C’est un réel constat !!!!! Je ne crois pas que ce reportage dénigre nos îles puisqu’il démontre bien cet état d’esprit de colère et de passage à l’acte sans limite. Oui ! Nos îles sont des violents paradis sur terre !! Et cette violence- là, ne se limite pas qu’à nos jeunes !!!! Elle est dans cette , arrogance belliqueuse et souffrante d’égos surdimensionnés.
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