Littérature : L’immense Jean Métellus n’est plus

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L’écrivain Jean Métellus nous a quittés hier à l’âge de 76 ans suite à une longue maladie.

Né le 30 avril 1937 à Jacmel en Haïti, il avait quitté son île en 1959, sous la dictature des Duvalier, pour émigrer France et faire des études de médecine. Là, il commence à écrire. Encouragé notamment par Aimé Césaire, Jean Métellus deviendra un poète reconnu. Son premier recueil « Au pipirite chantant » fut le dernier livre de chevet d’André Malraux, qui comme Maurice Nadeau, son éditeur, lui vouait une grande admiration.

Médecin neurologue spécialisé dans les troubles du langage, Jean Métellus était aussi romancier, dramaturge et essayiste. L’adaptation de son « Anacaona » par Antoine Vitez au Théâtre de Chaillot est encore dans toutes les mémoires des amateurs de théâtre. Répertoriés dans l’Anthologie de la poésie française du XXe siècle, ses poèmes sont traduits en italien et en espagnol.

La Rédaction de Creoleways salue la mémoire d’un grand artiste qui manquera à la Caraïbe et à l’univers des Lettres.

Prix littéraires :

1982 Prix André Barré

1984 Prix de la Fondation Roland de Jouvenel.

2006 Grand Prix international Léopold Sédar Senghor de Poésie de langue française pour l’ensemble de son œuvre.

2007 Grand Prix de Poésie de la Société des gens de lettres pour l’ensemble de son œuvre.

2010 Grand Prix de la Francophonie de l’Académie française et Prix international de Poésie francophone Benjamin Fondane.

Oeuvres principales :

 » Jacmel au crépuscule  » (Gallimard)

 » la Famille Vortex  » (Gallimard, 1982)

 » Une eau-forte  » (Gallimard, 1983)

 » Haïti, une nation pathétique  » (Denoël, 1987)

 » Charles-Honoré Bonnefoy  » (Gallimard, 1990)