Antilles-Guyane : l’ARS recommande la plus grande vigilance face au Chikungunya

Les autorités sanitaires appellent de nouveau à la prudence devant la recrudescence du nombre de cas de chikungunya. Tandis que Saint-Martin et Saint-Barthélémy font face à une épidémie avérée, la plus grande vigilance est recommandée en Guadeloupe et en Martinique. Les modes de lutte contre le chikungunya et la dengue sont similaires. Pour limiter la propagation du virus, il faut absolument rechercher et détruire les larves, les gîtes où se reproduisent les moustiques et se protéger par tous les moyens contre les piqûres.

Guadeloupe : trois contaminations par le « chik » ont été confirmées dont deux sont autochtones. 26 personnes présentant des symptômes suspects sont en attente d’examen. La surveillance et les actions de lutte ont notamment été renforcées dans les communes du Moule, de Capesterre-Belle-Eau et de Goyave.

Martinique : treize patients ont contracté le virus et une quarantaine sont en observation. Ces personnes ont vraisemblablement été infectées au niveau local.

Saint-Martin (partie française): déjà 100 cas confirmés.  L’île est en phase 3A du programme de surveillance d’alerte et de gestion des épidémies (Psage) qui compte 5 phases. Trois foyers principaux ont été relevés à Sandy Ground, à Oyster Pound et à Quartier d’Orléans.

Saint-Barthélémy : 7 personnes ont développé le virus du Chikungunya et 2 cas sont en attente de confirmation. La phase 3Adu Psage a été déclenchée lundi dernier à Gustavia.

Guyane : un seul cas détecté dont la contamination proviendrait de Martinique.

Ces informations figurent au dernier bulletin commun de l’Agence Régionale Sanitaire (ARS);  de l’institut national de veille sanitaire (InVS) et la cellule interrégionale épidémiologique (CIRE).

Les symptômes du Chikungunya :

  • fièvres soudaines
  • douleurs articulaires
  • démangeaisons et irritations cutanées

Si vous pensez être concerné, consultez immédiatement votre médecin. Éviter toute automédication avec de l’aspirine.

Consignes de Prévention (lutte contre les moustiques) :

  • faire contrôler vos citernes et vos gouttières
  • éliminer les détritus
  • supprimer les soucoupes sous les pots de fleurs
  • vider au moins une fois par semaine tous les récipients contenant de l’eau stagnante

Mesures de protection (se protéger des piqûres) :

  • porter des vêtements longs et amples
  • utiliser des répulsifs cutanés (respecter les précautions d’emploi)
  • utiliser des moustiquaires même pendant la sieste pour l’adulte et pour l’enfant (y compris le nouveau-né et le nourrisson)
  •  protéger l’intérieur des logements avec des grillages-moustiquaires, des diffuseurs électriques, etc.

Pour plus d’informations sur la maladie, son vecteur (le moustique aedes aegyptii) et sur les modes de contamination, lire ici le document émis par l’Institut National de Prévention et d’Education pour la Santé (INPES).