Conflit des Carburants : Emmanuel de Reynal appelle à la concertation

Unseasonably High Gas Prices Suggest Year Of Escalating Prices

Depuis ce mardi matin 6 heures en Guadeloupe et en Martinique (10 heures en Guyane), devant les tensions aux pompes des stations réquisitionnées, devant la grogne croissante des automobilistes et des transporteurs, les gérants de stations services ont suspendu leur « blocus ». L’intersyndicale des gérants, qui estime avoir été entendue, accepte la réunion proposée par Victorin Lurel le 9 janvier prochain avec les ministères de l’Outremer, de l’Energie et de l’Economie et des Finances. Il était temps ! Toujours fort du soutien gouvernemental, Victorin Lurel, qui promulgue son décret selon le calendrier prévu, semble garder la main pour les futures négociations.

Ce conflit, un de plus, aura forcément impacté les économies souffreteuses de la Guadeloupe et de la Martinique. Il faudra bien que nous comprenions que sur nos petits territoires, nous sommes tous sur le même bateau, et tous dépendants les uns des autres. Quand les gros souffrent, les petits trinquent. Quand les petits ne consomment pas, les gros s’asphyxient. En attendant que les négociations portent leurs fruits, nous publions la déclaration d’Emmanuel de Reynal, PDG de Contact Entreprises, qui comme la CCI, le MEDEF, le syndicat des hôteliers, la CGPME et la FTPE  demande la reprise de la distribution des carburants..

Contact-Entreprises déplore un nouveau coup dur contre l’économie martiniquaise

Estimant que le “décret Lurel” leur est imposé sans concertation suffisante, les acteurs de la filière carburant ont engagé une action préjudiciable à l’économie martiniquaise. En fermant l’accès aux pompes, les gérants de stations-service portent un coup terrible aux nombreuses entreprises martiniquaises qui comptaient sur les ventes de cette fin d’année pour sauver leur exercice.

Bien que nous ne comprenons pas pourquoi il était si “urgent” de s’attaquer à un modèle économique qui a le mérite d’assurer aujourd’hui des prix à la pompe moins chers qu’en France hexagonale, tout en maintenant des emplois dans les stations-service, ainsi que l’existence d’un fleuron industriel sur notre territoire ;

Bien que nous déplorons les discours stigmatisants et démagogiques à l’encontre de toute une profession ;

Nous tenons à réaffirmer une position constante, absolument intangible :

Aucun secteur n’a le droit de prendre en otage l’ensemble de l’économie de la Martinique pour imposer ses revendications, quelle que soit, par ailleurs, l’éventuelle justesse de celles-ci.

Contact-Entreprises condamne donc fermement ce nouveau coup dur contre notre économie, qui précipite encore des entreprises dans le chaos. Nous invitons les parties prenantes à trouver d’autres moyens d’action que celles qui consistent à accroitre les difficultés de tous.

Il est plus que temps que la Martinique renonce définitivement à ces méthodes de “preneurs d’otages”, qui ne font que l’enfoncer.

Emmanuel de Reynal, président