Caraïbe : Tendances conjoncturelles de l’IEDOM au 3e trimestre 2013

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Selon la note expresse N° 237 de l’IEDOM les tendances conjoncturelles s’améliorent très légèrement au 3e trimestre 2013. En Guadeloupe, l’investissement des entreprises est minimum; les produits à transformer sont en baisse. La crise du BTP continue : depuis 2009, ce secteur a perdu 2517 salariés  et les ventes de ciment sont en diminution de 1,4% sur les 9 premiers mois.

L’activité semble cependant se redresser tout doucement mais demeure fragile, comme en témoigne l’indicateur du climat des affaires (ICA), qui se redresse au 3e trimestre 2013, après cinq trimestres consécutifs de baisse. Il s’améliore de près de 6 points par rapport au deuxième trimestre, mais demeure encore bien en deçà de la moyenne de longue période (-11,1 points).

Cette progression s’explique principalement par l’appréciation positive portée par les chefs d’entreprise sur l’activité du trimestre écoulé ainsi que par une moindre dégradation des délais de paiement de la clientèle.

En dépit d’une inflation contenue, la consommation des ménages repart à la baisse après un léger sursaut au trimestre précédent. Le marché du travail poursuit sa stabilisation mais reste dégradé. L’investissement montre toujours des signes de faiblesse en raison d’une diminution de la demande interne et d’un manque de visibilité des dirigeants d’entreprise.

Les échanges commerciaux se tassent.

Si la plupart des chefs d’entreprises interrogés par l’IEDOM font état d’une légère hausse de l’activité pour la première fois depuis début 2012, ils restent pessimistes pour le quatrième trimestre 2013. Une baisse de l’activité est attendue pour la fin d’année ainsi qu’une nouvelle dégradation des délais de paiement de la clientèle.

Enfin, sans parler encore d’embellie, on peut dire que le tourisme se maintient à un étiage raisonnable vu la conjoncture.

UNE CROISSANCE MITIGÉE DANS LA CARAÏBE

Selon les estimations du FMI, la croissance dans les économies de la Caraïbe demeure atone, en particulier pour les pays fortement dépendants du tourisme (Bahamas, Barbade, Jamaïque et les pays membres de l’OECO) où l’activité souffre d’une diminution des flux touristiques et d’un déclin du secteur du BTP.

La croissance dans les pays exportateurs de matières premières (Belize, Guyane, Suriname, Trinidad-et-Tobago), tirée par la bonne tenue des exportations, est estimée à 3,5 % en 2013 et en 2014. D’une manière générale, l’inflation est contenue dans la plupart des économies de la zone.

L’activité économique dans les Bahamas poursuit sa reprise avec une estimation de croissance du PIB de 1,9% pour l’année 2013, soit en légère hausse par rapport à 2012. Le redressement des investissements directs à l’étranger, porté notamment par le projet touristique «Baha Mar» d’une valeur de 3,5 milliards de dollars, permet de compenser la diminution des arrivées de touristes et la fin de plusieurs projets d’infrastructures.

En Jamaïque, après six trimestres de contraction, l’activité économique croît de 0,9% au 3e trimestre, tirée essentiellement par la demande extérieure. Selon la Banque centrale, les prix à la consommation affichent une hausse de 10,5% sur un an en septembre 2013 contre +6,7% en septembre 2012. En particulier, le prix des transports publics enregistre une hausse de 25%.

La croissance en Haïti est estimée à 3,4% en 2013 contre 2,8 % en 2012. À fin septembre 2013, l’indice des prix à la consommation augment e de 4,5 % en glissement annuel et la dépréciation de la gourde par rapport au dollar US est estimée à 2,9 % sur un an.

Sources : FMI, Banques Centrales, Institut Haitien de Statistique et d’Informatique.

Voir les détails de l’indicateur du climat des affaires à la Guadeloupe; tous les chiffres et le document complet ICI