UAG : Stephan Martens souhaite l’avancée concertée des pôles Antillais

stephan_martens

Intervention de Stephan Martens, recteur de l’académie de la Guadeloupe, Chancelier des Universités en séance plénière extraordinaire du Conseil régional de la Guadeloupe le 18 novembre 2013.

Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs les élus,

Mesdames et Messieurs les universitaires,

Je remercie tout d’abord Madame la Présidente du Conseil régional de nous accueillir ici à l’Hôtel de Région, pour cette séance plénière extraordinaire consacrée à l’avenir de l’Université Antilles Guyane (UAG).

La situation de l’UAG, en ma qualité de chancelier des Universités, est une situation qui m’interpelle. Je sais et partage l’intérêt de chacun d’entre vous pour cette Université qui arrive à un tournant de son histoire – et je ne parle pas de crise. La question qui se pose est celle de savoir quelle Université voulons-nous en Guadeloupe pour demain ?

Le nombre de personnes présentes montre l’intérêt que vous y portez : l’UAG est au centre de nos préoccupations, puisqu’il s’agit de l’avenir des jeunes de la Guadeloupe.

Maintenant, en ma qualité de représentant de Madame la Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, je souhaite que le pôle Guadeloupe de l’UAG tourne la page, se projette vers l’avenir et trouve avec le pôle de la Martinique les meilleures conditions de collaboration aux plans de la formation, des personnels et du partage de toutes les composantes. Le pôle Guadeloupe doit rapidement entrer en concertation, la plus large possible et sur tous les sujets, pour être prêt à discuter et à partager les réflexions avec le pôle de la Martinique. C’est cela l’urgence, il faut laisser les derniers événements derrière nous – quelques soient les maladresses qui ont pu être  commises – et nous engager résolument vers l’avenir. En tant que recteur et chancelier des Universités, je suis bien évidemment prêt à accompagner la Présidente de l’Université dans l’organisation de cette concertation.

Sachez, Mesdames et Messieurs, que les choix qui seront effectués engageront le pôle Guadeloupe pour de longues années et qu’il s’agit de mener une réflexion très approfondie. Je parle en connaissance de cause, ayant dirigé une UFR à l’Université de Bordeaux gérant près de 9 000 étudiants – et j’avais bien compris qu’il fallait collaborer avec les autres composantes, même si elles étaient plus petites, voire nous regrouper. En tous cas, les alternatives ne sont pas nombreuses :

– renforcement de l’autonomie de chaque pôle Guadeloupe et Martinique avec une sorte de chapeau fédéral – ce système fédéral supposant une autonomie budgétaire et décisionnelle de chaque pôle avec une gouvernance « supra-pôle » restant à définir –,

– ou une université de plein exercice pour chaque pôle,

– ou encore une vraie « Université des Antilles » (UA) composée par la Guadeloupe et la Martinique.

Il reste que toute solution devra avoir un vrai sens juridique.

Il s’agit donc, Mesdames et Messieurs, d’entrer en concertation de manière pragmatique et sereine, sans oublier que les délais sont courts (moins d’un an) et il ne faudrait pas qu’il y ait un trop grand décalage dans l’avancée des travaux entre le pôle Guadeloupe et le pôle Martinique. Il est temps de se retrousser les manches, pour rassurer aussi les étudiants.

Je reste très confiant dans l’avenir et fais totalement confiance aux collègues de l’Université pour mener à bien ce chantier . Ils savent compter sur mon soutien le plus profond.

Je vous remercie pour votre attention.