Guadeloupe : Pour un développement boosté par les industries culturelles

Par Pascale DESIREE […]

Les philosophes, écrivains, artistes sont intervenus en donnant leurs visions, en exprimant leur positionnement et jouant ce rôle de « tampon » qui est le leur. Outre Raymonde Torin, Ernest Pépin, Dominik Coco, Admiral T, Jacky Dahomay, Ka koustik, François Ladrézeau, Ti-Malo, Fritz Naffer, Christian Laviso, pour les plus visibles puisque bien d’autres ils ont été, Exxos, musicien auteur compositeur, signale qu’outre le flot de subventions, les vrais outils d’épanouissement de la connaissance et de la pratique de l’art à installer (tels que les conservatoires d’ailleurs nombreux notamment à Cuba) n’existent pas chez nous. (France-Antilles du mercredi 04 février 09).

Les sociologues et économistes aussi ont joué leur rôle d’analyste. Entre autres, Monsieur Alain Maurin, maître de conférence en économie au campus de Fouillole, évoquant le projet de société pour la Guadeloupe dit « Je fais parti de ceux qui défendent l’idée qui consiste à considérer les industries culturelles comme un des moteurs du développement des richesses et des emplois dans l’archipel Guadeloupe. De mon point de vue, l’élaboration d’un plan de développement du secteur marchand de la culture apporte quelques réponses à plusieurs des enjeux cruciaux posés dans la plateforme des revendications et pourrait offrir des perspectives sérieuses pour ce qui concerne les solutions à bâtir dans le cadre des chapitres, Emploi, Aménagement du Territoire et infrastructures et Kilti ». (France-Antilles du samedi-dimanche 1er février 09).

Le sociologue/anthropologue, consultant en développement social, économique et culturel, M. G. Bulin-Xavier, dit quant à lui que le sens à donner à ce mouvement serait celui de l’amorce d’une révolution culturelle et il s’en explique (voir France-Antilles du jeudi 05 févrir09).

Force est donc de constater, et c’est important de l’entendre de personnes avertis, que nous artistes (amateurs, occasionnels, semi ou professionnels) ne sommes pas quantité négligeable et représentons un des leviers pour le développement de notre Pays. Alors revendications spécifiques à la profession, il n’est pas opportun ICI aujourd’hui.

Toutefois réaffirmer notre ferveur, notre Engagement et insister sur les besoins d’outils déjà tant lourdement « pointés du doigt » pour travailler, exceller, produire, diffuser puis former via nos transmissions de compétences oui il faut clamer ! Nous sommes une des clés de l’édification de notre projet sociétal à mettre en place pour un plus long terme alors Reconnaissance, Respect nous demandons pour TRAVAILLER aujourd’hui pour préparer demain. Gageons d’ailleurs que, cette fois-ci, les Assises de la Culture à venir verront des réalisations palpables et concrètes mais surtout pourvues d’outils efficaces et pérennes ?!

Pascale DÉSIRÉE,

Pas pour la postérité mais pour une résonance quelque part dans nos esprits

Aux Abymes, le 06 février 2009